Le boom de la téléphonie mobile au Gabon
13/07/2010
Le secteur de la téléphonie mobile s’est considérablement développé ces dix dernières années au Gabon. Ouvert en 1999, le marché a véritablement explosé en 2000 dépassant de très loin toutes les prévisions faites à moyen terme. Depuis lors, il n’a cessé de croître.
Ouvert en 1999, le marché a véritablement explosé en 2000 dépassant de très loin toutes les prévisions faites à moyen terme. Il n’a cessé de croître, depuis lors, en termes d’abonnés. En 1999, le Gabon comptait 8 221 abonnées à la téléphonie mobile. En moins d’un an, ce chiffre a été multiplié par 10 avec 83 120 abonnées. Dix ans plus tard, le cap de 1,5 million d’abonnés est franchi. Ce qui fait dire aux spécialistes des télécommunications, qu’aujourd’hui le marché gabonais est considéré comme le plus dynamique de la sous-région. Et le pays dispose encore d’une marge de progression exceptionnelle. Mais il faut toutefois relativiser entre les ventes de cartes SIM et le nombre réel d’utilisateurs effectifs. Le phénomène des doubles et des triples abonnements fausse les estimations réelles du nombre d’abonnés.
Selon l’Union internationale des Télécommunication, le Gabon est le premier pays francophone en termes de taux de pénétration du mobile et le troisième en Afrique subsaharienne derrière l’Afrique du Sud et le Botswana. Cette croissance vertigineuse s’explique en grande partie par l’ouverture du marché à la concurrence. Laquelle a considérablement réduit les prix des cartes Sim et des tarifications d’appels. Cette politique a eu pour effet de rendre accessible le mobile à toutes les couches de la population entraînant l’intensification de la connexion des villes de l’intérieur (plus de 90% aujourd’hui). Au début des années 2000, une carte Sim coûtait près de 100 000 francs contre 1000 francs aujourd’hui.
En 2005, le Gabon a basculé à la numérotation à huit chiffres, en raison notamment des nombreuses demandes. Ce passage a permis de multiplier par dix le nombre de lignes téléphoniques disponibles.
Vers des tarifs plus attractifs
De plus, la diminution des tarifs intervenue dès la fin de l’année 2004 – qui s’est intensifiée en 2006 – s’est traduite par une augmentation de la durée des communications. Mais elle reste toutefois l’une des plus élevés en Afrique subsaharienne francophone. En effet, l’interconnexion entre opérateurs coûte encore relativement cher. Elle varie entre 120 francs la minute et 250 francs. L’agence de régulation des télécommunications (Artel), autorité gouvernementale en la matière, envisage de réduire ces tarifs pour les rendre plus attractifs auprès du public.
Aujourd’hui le marché se répartit entre quatre opérateurs : Gabon Télécom, l’opérateur historique privatisé en 2005 au profit de Maroc Telecom, le koweïtien Zain, l’émirati Moov et le saoudien Azur. Ces maisons se livrent une guerre accrue pour la conquête du marché à coup de promotions tous azimuts, d’actions sociales d’envergure ou encore de sponsoring (équipes de football, manifestations culturelles…). Depuis 2008 par décision gouvernementale, elles concourent au financement de la Caisse nationale d’assurance-maladie et de garantie sociale par un prélèvement de 10% de leur chiffre d’affaires – qu’elles se gardent jalousement de dévoiler à la presse… Néanmoins, le chiffre d’affaires du secteur est évalué aujourd’hui à près 350 milliards de francs.
Opérateur historique, Gabon Télécom a longtemps bénéficié d’une position monopolistique sur le marché. Mais l’arrivée en 2000 du groupe Celtel va considérablement modifier la donne. Grâce à une politique dynamique caractérisée par une baisse des prix de cartes SIM et une extension de son réseau aux localités les plus reculés du pays, le groupe Celtel va rapidement s’imposer comme l’opérateur numéro un du pays. Racheté en 2008 par le groupe koweïtien Zain, l’opérateur compte aujourd’hui près de 830 000 abonnés. Mais les filiales africaines du groupe devraient d’ici peu passé sous pavillon indien. Le numéro un indien des Télécommunications, Barthi Airtel a racheté pour 8,3 milliards de dollars (4125 milliards de francs) quinze des dix-sept filiales africaines du groupe koweïtien, dont celle du Gabon.
Libertis
Filiale à 100% de Gabon Télécom, elle détient aujourd’hui 34% du marché du mobile, soit 440 000 abonnés. Libertis a une politique dynamique en matière de couverture des centres urbains de l’intérieur du pays et dessert un peu plus d’une trentaine de localités dans les neuf provinces du pays.
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Zain
Zain Gabon (ex-Celtel), au départ, filiale à 80% de MSI Cellular Investments (Pays Bas), a démarré sa commercialisation en juin 2000. En avril 2005, MTC a racheté la maison mère de Celtel Gabon, devenue Zain depuis août 2008. Le réseau Zain Gabon couvre toutes les provinces du pays. Soit 85% du territoire national. Il compte aujourd’hui environ 830 000 abonnés (58% du marché).
Moov
Moov (ex-Telecel) a lancé sa commercialisation en septembre 2000. Elle compte à ce jour 100 000 abonnés, soit 8% du marché. La quasi-totalité des parts de Moov Gabon a été cédée en 2002 par le groupe égyptien Orascom à Atlantic Télécom, un groupe ivoirien qui l’a ensuite revendu au groupe koweitien Etisalat.
Moov a été le premier opérateur à proposer au Gabon des abonnements « post-paiement ». La part de ses clients « post-paiement » reste très marginale (1%) mais générerait 25% du chiffre d’affaires. Position de challenger sur le marché gabonais de la téléphonie mobile, Moov est plutôt orienté en direction des entreprises.
Azur
Opérateur saoudien basé à Bahreïn et qui exploite déjà des réseaux de téléphonie mobile en République centrafricaine, au Congo (Brazzaville) et en Erythrée, Azur a lancé ses activités au Gabon au cours du troisième trimestre 2009. Cet opérateur vise 6 à 8% de parts de marché pour sa première année d’activité et prévoit d’atteindre les 30% en dix ans. Sa tarification à la seconde est considérée comme la plus avantageuse du marché et séduit de plus en plus d’usagers. Aujourd’hui, l’opérateur compte un peu plus de 30 000 abonnés.
Evolution du nombre d’abonnés
à la téléphonie mobile au Gabon
1999
8 221
2000
83 120
2001
168 190
2002
243 000
2003
337 357
2004
475 223
2005
600 377
2006
874 287
2007
1 108 854
2008
1 447 061
2009
1 500 000
MSM/Source : TDB
Quel téléphone pour travailler plus efficacement ?
Le téléphone portable apporte une aide qui pourra bientôt se substituer à un véritable secrétariat. Des modèles hybrides équipés de systèmes d’exploitation (Windows Mobile 5.0, Symbian et Palm 0S) sont de plus en plus prisés par les cadres et les dirigeants en Afrique, et au Gabon en particulier. Mais d’une manière générale, le téléphone PDA répond aux besoins des usagers qui prennent le temps de planifier leurs activités dans le souci d’une plus grande efficacité. Ces téléphones à larges écrans nécessitent parfois une longue période d’adaptation pour une utilisation optimale, mais dès que l’habitude s’installe, ils permettent notamment de se débarrasser des innombrables notes sur papier qui encombrent les poches ou les portefeuilles. Le Blackberry Bold, le Nokia, le HTC TyTN, le HP hw6915 sont de véritables agendas numériques intégrant le mode « push mail », la synchronisation et le classement des contacts des notes, des rendez-vous ou des tâches à effectuer. Le détenteur d’un tel mobile est assuré de retrouver ses données, qu’elles aient été saisies sur l’organisateur électronique lui-même ou sur un ordinateur. La possibilité de programmer l’heure précise à laquelle l’utilisateur décide d’être alerté à propos d’une tâche, représente un autre attrait de ce type d’appareil.
Quel opérateur choisir ?
Les coûts de communication et la couverture géographique d’un opérateur constituent, a priori, l’un des choix prioritaires des consommateurs pour s’abonner à un réseau. Si l’on tient compte de ces critères, deux opérateurs sortent du lot. Il s’agit d’Azur et Zain. Le premier offre les coûts de communications les plus bas et les plus avantageux du marché grâce à sa tarification à la seconde. Soit 2 francs la seconde entre abonnés Azur et 3 francs la seconde en interconnexion. Il n’y a pas mieux sur le marché. Le second, Zain, est le réseau qui couvre le plus de localités dans le pays. Il est implanté dans toutes les provinces. De plus, grâce aux dix-sept filiales africaines du groupe, vous pouvez utiliser votre puce et voyager avec votre portable dans ces pays où le réseau Zain est représenté. Zain est également le seul opérateur à offrir la navigation sur Internet via son portable où son blackberry.
Cependant, ces deux critères ne suffisent pas uniquement à déterminer le choix de l’opérateur chez les consommateurs. Les promotions et multi-offres sont autant de critères de choix. Le champion toutes catégories est certainement l’opérateur Libertis avec son offre Yes Week-end, inégalable sur le marché. En rechargeant votre téléphone avec 3 000 francs chaque vendredi à minuit, vous bénéficier tout le week-end d’appels gratuits illimités vers les abonnés Libertis.
En outre, dans la semaine, après deux minutes de communications à partir de minuit, tous vos appels sont gratuits jusqu’à 6h. Le réseau Moov compense également la faiblesse de sa représentation nationale par des offres tarifaires très compétitives.

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